Contribution de la CN-CIEPA/Wash a la 24ème session de L’E.I.D : La CN-CIEPA / WASH interpelle les Ministres en charge de l’Eau et de l’Assainissement

Lors de la 24ème session de l’Espace d’Interpellation Démocratique (EID), la Coalition Nationale de la Campagne Internationale pour l’Eau Potable et l’Assainissement (CN-CIEPA/WASH) n’est pas restée en marge. Elle a attiré l’attention des plus hautes autorités du Mali sur les manquements dont souffre le secteur de l’eau et l’assainissement dans notre pays.

 

L’Espace d’Interpellation Démocratique (EID) est une opportunité pour les organisations de la société civile en général et celles du secteur de l’eau et l’assainissement en particulier représentées par la CN-CIEPA/WASH. Pour  attirer l’attention des autorités concernées sur les problématiques d’accès de nos concitoyens aux services d’eau et d’assainissement.

Ainsi, la CN-CIEPA a interpelé le Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable et son homologue de l’Energie et de l’Eau sur les préoccupations des Maliens concernant l’accès à l’eau et à l’assainissement. A écouter le porte parole de la CN-CIEPA, Ousmane Moulaye Kida, ces préoccupations s’articulent autour de l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à la gestion des déchets.

Par rapport à l’accès à l’eau potable, Ousmane Kida annonce que 1 242 villages manquent de source d’eau potable et au même moment, ajoute-t-il, 25% des ouvrages d’eau sont en panne. A ce rythme, se demande M. Kida, comment allons-nous atteindre les Objectifs du Développement Durable en 2030. En d’autres termes l’accès de tous, partout, à des services d’eau de qualité.

Quant à l’assainissement, leporte parole de la CN-CIEPA/WASH a mis l’accent  sur la gestion des boues de vidange. Car, dit-il,  les eaux usées et autres excrétas provenant des toilettes qui pullulent dans les rues et sur les espaces libres sont un grand risque sanitaire et environnemental.

Concernant la gestion des déchets solides, la CN-CIEPA/WASH a demandé au gouvernement la réalisation d’une décharge finale. Puisqu’à Bamako, il n’existe encore  aucune décharge finale pour les ordures. Celle de Noumoubougou ne répond pas aux normes en dépit des milliards investis dans cet ouvrage, regrette Ousmane Moulaye Kida.

Pour sortir de cette situation peu enviable, la CN-CIEPA/WASH estime que les pouvoirs publics doivent nécessairement mettre l’accent sur la question de sites de décharge mais aussi, la recherche de financement pour la réalisation des Stations de traitement des boues de vidange en vue d’atténuer l’épineux problème de l’insalubrité à Bamako et ses conséquences sur la santé des populations. A cet effet, la société civile à travers la CN-CIEPA/WASH invite le gouvernement à : mettre en œuvre le Schéma Directeur d’Assainissement de Bamako (SDAB) ; assurer l’approvisionnement des 1 242 villages en points d’eau potable à un rythme accéléré ; respecter ses engagements pris à Washington qui consiste à allouer 5% du budget national à l’eau et l’assainissement en 2020 et d’en assurer la transparence dans sa gestion.

En réaction, le Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, Housseini  AmionGuindo, a reconnu tous les faits et a promis des suites favorables aux demandes de la société civile.

Par rapport à la demande de la décharge finale, il a bien dit qu’un  projet avec des partenaires est en cours pour la réalisation d’une décharge finale dans la forêt du mandé. Concernant les stations de traitement des boues de vidange, le Ministre Guindo a précisé que l’Union Européenne a pris l’engagement de prendre en charge les fonds perdus dans les études de faisabilité des sites perdus. A cet égard, il rapporte que son département est en train de chercher un autre site au niveau de Noumoubougou où il y a encore des réserves pour préserver ce financement.

Aminata SANOU

Stagiaire

 

SourceZénith Balé

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